Sorti en 2008, Army of Two était le premier projet du studio Electronic Arts Montreal, monté tout spécialement en 2004 dans le but de créer des titres inédits. Le titre avait su séduire grâce à son feeling arcade et bien bourrin proposant une bonne dose d'action, nerveuse et explosive. Fort de ce succès, et en ayant appris de ses erreurs, le studio a sorti récemment Army of Two : The 40th Day.

Inutile de s'encombrer d'un scénario

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Shanghai post-apocalyptique
Dans Army of Two : The 40th Day, vous incarnez soit Tyson Rios et Elliot Salem pour une mission dans la ville de Shanghai. Mais la rencontre avec votre contact dans la plus grande ville de Chine va tourner cours quand une mystérieuse attaque terroriste s'abat sur la ville. Vous allez alors tenter de vous enfuir de la cité en restant en vie et en amassant les cadavres au passage. Inutile de creuser plus le scénar dans ce jeu résolument orienté action et les nombreuses cinématiques et autres cut-scènes qui parsèment le jeu se concentreront bien plus sur les relations entre les deux personnages principaux que sur le background assez maigre du jeu.

Le jeu propose de jouer la campagne en solo, en coopératif écran-splitté ou en coopératif online. Cette dernière option n'est d'ailleurs disponible que pour les joueurs ayant un compte Xbox Live Gold. En mode difficile, il ne vous faudra guère plus que six ou sept heures pour finir le jeu, ce qui le place dans la moyenne basse du genre. Au moins dirons-nous que l'on a pas le temps de s'ennuyer.

Pour apporter un peu de variété, les développeurs ont apporté au scénario des choix moraux comme protéger un enfant ou le lancer dans la bataille, tuer un tigre en voie de disparition pour récupérer des munitions ou le laisser vivre etc. Les conséquences de vos choix auront également une incidence sur le déroulement du jeu et sur certains personnages secondaires. Loin d'être manichéennes, ces scènes sont très bien pensées et très stylisées. Une pointe d'air frais dans un TPS ultra-classique.

Le shooter coopératif dans tout sa splendeur

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Coopérer signifie aussi aider votre partenaire quand il est en difficulté
Cette camaraderie entre les personnages est poussée à son paroxysme avec un système permettant de féliciter ou au contraire critiquer son partenaire, ceci ayant une incidence sur leurs relations. Dans la même optique, les développeurs ont poussé la camaraderie jusqu'à développer un jeu de Pierre-feuille-ciseaux qui peut être lancé entre les protagonistes à tout moment du jeu. Un détail marrant qui développe les relations entre Rios et Salem qui nous apparaissent ainsi plus humains. Les développeurs avaient un peu abusé sur les vannes que se lançaient nos deux meilleurs amis dans le premier opus et dans ce deuxième opus les insultes sont plus rares, mais surtout mieux placées. Bref, encore un bon point de ce côté là.

Pour de nombreuses choses, l'union fait la force, et le jeu fait bien évidemment la part belle à la coopération. C'est ainsi que les développeurs ont inclus plusieurs mouvement à exécuter en coopération comme le tir synchrone qui permet d'éliminer deux cibles en même temps sans qu'elle aient eu le temps de donner l'alerte. Dans la même optique, la fausse reddition vous permet de tromper vos ennemis en faisant semblant de vous rendre, puis en les éliminant en dégainant rapidement.

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La barre rouge en haut de l'écran indique sur qui l'attention est portée
Mais là où la coopération sert le mieux le gameplay, c'est bien dans les combats. Le jeu reprend le principe simple mais efficace qui a fait le succès du premier opus : pendant que l'un des deux joueurs fait diversion, l'autre contourne pour prendre l'ennemi à revers. Si votre coéquipier tire en continu sur l'ennemi, ce dernier le verra alors comme une menace prioritaire, ce qui fera basculer la jauge d'attention de son côté. Pendant ce temps, vous pouvez prendre l'adversaire à revers. D'ailleurs, le level design est pensé pour ce type d'approche et permet dans de nombreuses situations des possibilités de contournement. Si on n'évite pas les couloirs — souvent étroits — la chose est quand même suffisamment bien pensée pour que l'on ne s'ennuie pas, d'autant que le jeu dispose de zones largement ouvertes. Cette construction plus élaborée des niveaux élimine l'aspect très artificiel et du coup franchement lassant qui plombait le premier Army of Two.

Des boss ridicules

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Les boss sont très pénibles et trop redondants
A l'instar du premier opus, on rencontre toujours des unités spéciales lors de la campagne, souvent après avoir nettoyé une grande zone de jeu. Ces unités spéciales sont de plusieurs type et disposent d'armes différentes : fusil à pompe, lance grenades etc. Ces phases sont de loin les plus ridicules du jeu. Vous pourrez en effet tirer une dizaine de roquettes sur le grenadier, cela ne lui fera rien. Pour l'éliminer, il faudra tirer sur les sacoches qui pendent à sa taille.
Tous les boss ont des techniques spéciales pour pouvoir les battre, mais bien souvent il s'agira de les contourner grâce au système de diversion pour atteindre leur point faible. Ces phases de jeu sont en tout cas très pénibles et plombent terriblement le gameplay, d'autant plus qu'elles sont très nombreuses.

Graphismes

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La modélisation des personnages est très bonne
Au niveau des graphismes, je le jeu est plutôt inégal. Si la modélisation des personnages et leurs animations sont franchement réussies, il faut bien avouer que certains environnements sont bien moins soignés. Le premier tiers du jeu se déroule dans la ville assiégée et c'est là qu'on se rend compte des défauts graphiques les plus criants comme les effets des explosions pitoyables ou encore la physique un poil juste quand il s'agit de faire écrouler un gratte-ciel de plusieurs centaines d'étages. Les autres deux tiers ont une ambiance graphique bien plus oppressante et certains niveaux de la fin du jeu sont très réussis visuellement. Le jeu vous ferra visiter des Zoo, temples, immeubles dévastés, hôpitaux, etc. et chaque partie de Shanghai semble avoir sa propre identité.

Une personnalisation des armes bien sympathique

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Le système de personnalisation des armes est bien foutu
Le jeu propose un système assez complet de personnalisation des armes (et, dans une moindre mesure, des masques des héros) plutôt bien foutu et très complet. Grâce à l'argent amassé au cours de la campagne (en remplissant vos objectifs et en dépouillant vos ennemis) et aux pièces trouvées au cours de votre progression vous pourrez acheter et personnaliser vos armes de la crosse au canon. Pour chaque arme vous aurez un grand éventail de choix afin de les adapter à votre style de jeu. Plutôt bourrin ? équipez donc votre fusils à pompe d'un bouclier intégré. Plutôt adepte des snipers, alors munissez toutes vos armes de lunettes. Vous l'aurez compris, la personnalisation est très agréable, et apporte un plus indéniable au jeu, d'autant qu'elle permet quelques fantaisies comme des peintures aux motifs de cœurs ou encore en or, style « mac ».

Conclusion

Army of Two : The 40th Day est un bon TPS coopératif sur consoles. Le jeu est très classique dans son gameplay, sa progression et ses graphismes (qui exploitent un Unreal Engine déjà bien implanté sur le marché). Malgré tout, le jeu est attachant avec sa mise en scène explosive et la coopération prend tout son sens avec ce titre. On regrettera sa très faible durée de vie (6 heures sans forcer !), et un mode multijoueurs anecdotique qui peine à remonter le niveau.


par utr_dragon Commenter
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