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Quand BioShock est sorti en 2007, nous avons été très enthousiastes chez ZeDen. Par son univers particulièrement travaillé, par son scénario bien ficelé et son gameplay aux petits oignons, BioShock représentait sans conteste le meilleur FPS solo cette année là. Face à un succès critique et commercial, 2K Games n'a pas mis longtemps à annoncer sa suite, sobrement baptisée BioShock 2. Le jeu est cette fois-ci développé par 2K Marin (épaulé par 2K Australia, 2K China, Digital Extremes et même Arkane Studios). Le développeur a-t-il sur reprendre cette licence à son compte pour en faire un hit ?

De retour à Rapture

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Cette fois-ci, on incarne un Big Daddy
Dans cet opus, Sofia Lamb a pris le contrôle de Rapture. Alors que Ryan misait tout sur l'individualisme et l'absence de religion, Lamb prêche le don de soi pour la collectivité et a créé un ordre religieux. Cette psychiatre cinglée a même fait enlever des petites filles pour en faire de nouvelles petites sœurs. Voilà pour le background.

Vous étiez autrefois l'un des protecteurs d'une petite sœur et Lamb vous a séparé d'elle lors d'un évènement tragique. Dix ans se sont écoulés, vous êtes de nouveau en vie et à la recherche de votre petite sœur, mais vous avez perdu la mémoire. Vous avez été libéré du conditionnement mental des autres protecteurs, mais vous restez malgré tout très proche de cette petite sœur à qui vous êtes uni par un lien spécial.

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C'est avec plaisir que l'on retrouve l'ambiance de Rapture
L'histoire, racontée de la même manière que dans le premier BioShock (journaux audio, conversations audio via le système de communication de la ville, quelques cinématiques et les conversations avec les personnages) vous emmène sans problème dans la cité de Rapture. C'est là l'intérêt du jeu, si l'on y joue, c'est avant tout pour retrouver cette ambiance si particulière au titre. Les protagonistes du premier opus comme Tenenbaum ou Ryan sont quasiment inexistants ici, mais leur présence spirituelle dans la ville nous permet de comprendre comment Lamb en est arrivée là. Le tout est épaulé par une version française joliment doublée et, surtout, une ambiance sonore extrêmement réussie et une musique particulièrement bien menée par Garry Schyman. Exit donc les problèmes du premier opus où la musique nous empêchait d'entendre correctement les messages audio.

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Les passages sous-marins sont décevants
En mode de difficulté maximale et sans les Vita Chambres, il m'a fallu entre quinze et vingt heures de jeu, sans me presser (j'ai pris le temps de chercher tous les journaux audio). On regrette que le titre ait une progression assez linéaire qui ne permet pas de revenir dans les niveaux déjà visités. Si vous avez raté des journaux audio, vous ne pourrez pas revenir plus tard pour les trouver, et c'est bien dommage. Pire, les quelques passages sous-marins sont totalement ratés et ne sont en fait que des couloirs sous-marins, où l'on vous demande d'aller d'une porte à une autre via un couloir particulièrement étroit, et en tout cas très décevant.

Big Daddy & petites soeurs

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Les phases de protection des petites sœurs sont réussies et vite prenantes
En tant que Big Daddy, vous pouvez interagir avec les petites sœurs, ce qui est vraiment un gros plus de cet opus. C'est ainsi que lorsque vous abattez un protecteur, vous avez le choix entre adopter la petite sœur, la sauver, ou alors récolter l'adam (substance qui modifie les gènes sous forme de plasmides et de fortifiants).

Si vous décidez d'adopter une petite sœur, vous devenez son protecteur, et devez la protéger des chrosômes pendant qu'elle récolte l'adam. C'est le gros point fort de cet opus, et on se prend rapidement au jeu. Nombre de nos armes et plasmides sont défensifs, et on passera du temps à chercher les meilleures combinaisons possibles pour protéger au mieux la petite sœur. Placer des mitrailleuses, des rivets piégés, des pièges etc. Ces phases de gameplay récurrentes sont passionnantes à jouer car les situations sont toujours différentes. Il faudra aborder les situations différemment si le corps sur lequel la petite sœur doit récolter l'adam se trouve au milieu d'une grande pièce ou alors dans un couloir étriqué. Ces phases sont parfois bien ardues (les petites se pressent pas vraiment pour récolter la précieuse substance) avec par exemple l'attaque de deux protecteurs, d'une brute et de quelques Chrosôme spéciaux (deux des trois nouveaux ennemis). Les phases de collecte d'Adam sont toujours couronnées par l'arrivée de la Grande Sœur. Elles ont l'apparence d'un version féminine amincie d'un Protecteur, possédant un équipement très similaire, et sont sacrément agiles.

Combats et éléments de gameplay

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Tuer un Big Daddy vous permet de prendre sa petite sœur
S'il faut bien avouer que les combats n'étaient pas à proprement parler le fort du premier opus, il faut bien avouer que les développeurs ont tenté d'améliorer les choses. Si l'on incarne un Big Daddy, il faut savoir que ce n'est pas n'importe lequel, c'est LE Big Daddy, le premier d'entre-eux. A ce titre, on a un modèle expérimental... qui n'arrive pas à la cheville des autres protecteurs. Ainsi les pauvres balles de pistolet des chrosomes sont particulièrement destructrices sur vous et vous ne faites absolument pas le poids face à une mitraillette. Le héros est presque plus vulnérable que dans le premier opus, c'est dire ! Il faudra en plus attendre quasiment la moitié du jeu avant de pouvoir profiter pleinement de la foreuse.

Heureusement que l'on dispose de la possibilité d'avoir une arme dans une main et d'utiliser un plasmide dans l'autre ! On se prend donc à essayer différentes combinaisons, ma préférence allant pour une glaciation accompagnée d'une destruction au pompe.

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Le piratage est un peu lassant à force
Comme le premier opus, le jeu propose de pirater les différentes machines : caméras de sécurité, distributeurs automatiques, tourelles de défense etc. Exit le puzzle du premier opus basé sur les tuyaux à réorienter, cela se passe désormais sous la forme d'une petite barre sur l'écran, avec une flèche s'y déplaçant. Le joueur doit arrêter la flèche sur une section de la barre (zones vertes ou bleues) pour valider le piratage. Les zones bleues (beaucoup plus difficile) piratent le dispositif et vous accordent également un bonus (tourelles mieux résistantes, cadeaux aux distributeurs etc.). En cas d'échec, le piratage peut être racheté moyennant finances.

Graphismes

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Le moteur se fait vieillissant mais offre toujours un ensemble artistique de qualité
Si en 2007 BioShock était visuellement impressionnant, il faut bien avouer qu'en 2010 sa suite l'est largement moins. Les développeurs n'ont pas exploité les nouvelles fonctionnalités de l'Unreal Engine 3 comme les destructions des décors ou encore la gestion de nombreux ennemis à l'écran. Graphiquement, le jeu n'a pas bougé d'un iota. Le corolaire, c'est que le jeu tourne parfaitement sur n'importe quelle configuration. Néanmoins, l'eau joue toujours un rôle important tant le jeu et certains effets qui y sont associés sont sympathiques : on pense immédiatement au ruissellement sur le casque de notre bon Big Daddy ou encore les diverses fuites d'eau qui inondent Rapture.

Multi

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Le muti souffre de l'absence de serveurs dédiés...
Le mode multijoueur a été développé par Digital Extremes, qui ne sont pas des amateurs en la matière puisqu'ils ont travaillé sur plusieurs titre de la saga Unreal (même si depuis ils ont sorti le très moyen Pariah et le mauvais WarPath). Chose intéressante, le mode multi possède son propre scénario. il se déroule en 1959, alors qu'une guerre civile s'installe à Rapture. Vous devez donc vous battre pour survivre. Vous devez affronter les autres citoyens de Rapture ou faire équipe avec vos semblables pour gagner de l'adam.

Vous commencez dans un appartement où vous choisissez votre personnage, vos armes etc. Vous passez ensuite au cœur du multi, et c'est là que le bât blesse. Si le jeu propose un système de progression basé sur des niveaux (il y en a 40 à débloquer), ceux-ci déséquilibrent fortement le gameplay. Quand vous arrivez, vous ne disposez que de deux armes (le pompe et le flingue) et deux plasmides de base (feu et électricité) et vous devez affronter des joueurs disposant de téléportation et lance-roquettes. Inutile de vous dire que dans cette configuration, le match à mort est exclu. Il faudra donc se faire les dents sur les autres modes de jeu, dont le bien pensé capture de la petite sœur (un CTF bien pensé). Les développeurs ont pensé à l'introducton d'un astucieux mode de recherches, qui vous permet de faire des recherches sur vos ennemis afin de gagner des bonus contre-eux, moyennant la perte de quelques secondes durant lesquelles vous êtes vulnérable.

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... et de server-browser
Mais le principal problème du mode multi, c'est son absence de serveurs dédiés et son absence de serveur-browser qui ruinent totalement l'expérience de jeu. Si l'on ajoute à cela les temps de chargement totalement superflus et rigoureusement inutiles, vous obtenez une vrai recette pour foirer un mode multi. Pire, quand l'hôte se déconnecte, c'est tous les joueurs qui sont expulsés, et même pas renvoyés dans un salon commun !
Plutôt que de se concentrer sur le développement d'un multi bancal, les développeurs auraient mieux fait de travailler sur une sorte de mode coopératif dans lequel on aurait du protéger des petites sœurs pendant leur collecte voire des affrontements entre protecteurs et grandes sœurs. Oui, il y avait beaucoup de possibilités pour faire des modes de jeux plus supportables sur les connections des clients sans atteindre des pings désastreux.

Conclusion

Bioshock 2 est un FPS très plaisant à jouer, mais légèrement en deçà de son aîné. Il ne bénéficie pas de l’effet de surprise qu'avait provoqué le premier opus et n'offre pas non plus de prouesse technique. Il propose néanmoins une aventure solo longue et solide, bien construite et bien scénarisée et un mode multi qui pourra prolonger l'expérience de jeu si vous n'êtes pas très regardant. Je me suis replongé dans cet univers avec un grand plaisir, d'où ma note très clémente malgré les gros regrets pour cet opus, notamment les passages sous-marins du jeu qui sont très décevants, l'absence de puissance de notre Big Daddy ou encore la version PC pas assez prise en compte dans ses spécificités.

Produit recommandé par ZeDen


par utr_dragon Commenter
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