Sniper M3 au rapport !
La carte mère est la colonne vertébrale de n'importe quelle configuration de PC. Gigabyte le sait bien, et propose un très vaste catalogue de C.M., de la plus simple à la plus complexe, pour que chacun y trouve son compte suivant ses besoins et son budget. Mais les joueurs ne sont pas des utilisateurs comme les autres, et le constructeur Taiwanais a sorti le grand jeu pour leur proposer la quintessence de son savoir-faire et de sa maitrise technique. Après avoir testé une G1 Sniper, basée sur un chipset Intel X58, puis une G1.Assassin2 architecturée autour d'un chipset X79 et son socket 2011, c'est au tour d'une nouvelle G1 de se mettre à nu dans les colonnes de ZeDen. La G1 Sniper M3 est la 3e génération de cartes mères G1, et elle est basée sur un chipset Z77 plus accessible, et, surtout, elle a pour particularité d'être au format micro-ATX. C'est une carte haut de gamme, sur laquelle rien n'est laissé au hasard, que ce soit ses caractéristiques ou son design. Fera-t-elle un headshot du premier coup ?


Déballage

La boite de la G1.Sniper M3 n'est pas massive comme celles de ses grandes sœurs, cela ne l’empêche pas d'attirer immédiatement l'œil. Elle adopte un look résolument militaire, ce qui n'est pas très surprenant vu son nom, notamment avec le crane surmonté d'un béret. Le dos de la boite présente les principaux points intéressants de la carte, et ils sont nombreux, comme l'atteste la fiche technique bien dense qui se trouve ci-contre, dans la colonne de droite.


Le packaging est de première catégorie

Le suremballage laisse ainsi la place à une boite arborant le camouflage « pixel » actuellement utilisé par l'armée US. A l'intérieur de celle-ci, on découvre enfin la carte et son conséquent bundle, comme toujours sur ce type de cartes. Il est composé de :
Un bundle de guerre
  • 3 câbles SATA
  • un connecteur SLI souple
  • 2 planches de stickers
  • un logo autocollant Gigabyte
  • un shield ATX
  • un poster recto verso "G1 Sniper"
  • un DVD d'installation
  • un manuel d'installation
Le constructeur propose comme toujours un bundle complet, avec notamment la connectique pour le SLI ainsi que 3 câbles SATA. Gigabyte pense également aux fanboys, en fournissant des goodies, et c'est tant mieux !

Intéressons-nous maintenant de plus près à la carte en elle-même.

Layout

Plus un cm² de libre !
Gigabyte a troqué les habituelles couleurs bleues et blanches de ses modèles classiques pour partir sur du vert et du noir, plus en adéquation avec le positionnement militaro-gamer de cette mobo. Quand on regarde la carte, on voit immédiatement que le moindre centimètre carré est occupé. Mais cette fois, le refroidissement mis en place est bien plus classique que celui en forme de flingue de l'Assassin 2 ou que celui de la Sniper 1 en forme de chargeur.

De plus, les features proposées par le constructeur impliquent en effet l'utilisation de nombreuses puces tierces, comme par exemple des contrôleurs USB, ou une puce Creative pour l'audio. Leur routage, ainsi que celui des composants passifs associés, doit être un cauchemar pour l'ingénierie, mais le résultat final est d'une propreté absolue.

Un panneau arrière bien fourni
Le panneau arrière est riche en ports. On aura le plaisir de trouver un vrai port PS/2, ce qui est une aubaine pour ceux qui ont leur clavier ou leur souris fétiche avec ce format de connecteur. Pas moins de 8 connecteurs USB sont présents, dont 2 en USB3, et on a le traditionnel bloc de jacks audio. On trouve aussi pas moins de 4 sorties vidéo — de 4 types différents — pour profiter de la carte graphique Intel HD4000 intégrée au CPU.

Installation

Montage CPU/RAM/Ventirad

L'installation du processeur, de la RAM et du ventirad sur cette « mobo » se sont fait fort simplement sur cette G1 M3. En effet, rien n'est venu gêner l'installation d'un gros ventirad car il y a plein d'espace libre autour du socket 1155, et aucun connecteur interne n'est dans l'alignement des ports PCI-E, comme on a pu le voir sur des cartes bas de gamme. Gigabyte utilise le bord de la carte pour placer toute la connectique dans le but de faciliter le câblage, notamment celui des périphériques SATA et des prises de façade et c'est très pratique, surtout dans le cas d'une carte micro ATX.

Le BIOS UEFI 3D

Un POST de tueur
Au premier boot, un arrêt dans le BIOS de la carte mère est obligatoire afin de faire le tour du propriétaire des options offertes par la carte à ce niveau-là. Mais la première chose qui surprend, c'est l'UEFI 3D de Gigabyte, qui remplace le BIOS et son interface bleue et jaune qu'on connait depuis 20 ans. En effet, ici on a droit à une interface graphique résolument moderne, qui se pilote s'il vous plait à la souris et qui est dans une résolution bien supérieure à 640 * 480.

En fait, cette interface est découpée en 2 parties. La première présente une vue synoptique de la carte mère, en 3D. Des zones sont cliquables : CPU, RAM, Son, SATA, etc. On se croirait presque sous Windows, puisque le curseur de la souris se change en main quand on passe sur une de ces zones, un encadré vert s'affiche alors en surbrillance pour donner des informations. Un clic fait apparaitre les paramètres associés, ainsi que les informations de monitoring, dans 2 fenêtres séparées qui sont déplaçables à la souris.


Une interface qui change vraiment : synoptique de la Sniper M3

Sous cette grosse image interactive, on retrouve une 2e partie, constituée d'icônes. L’icône « advanced » permet de retomber sur une interface qui respecte plus ou moins l'organisation classique d'un BIOS. Du coup, on a la modernité tout en gardant une certaine continuité. Si on s'attarde sur les options proposées, on voit notamment que les écrans destinés à l'overclocking sont bien évidemment ultra-complets, et le mot est encore faible. Les fans de la discipline trouveront tous les réglages qu'ils attendent, présentés de manière claire dans ce que Gigabyte appelle le M.I.T, le « Motherboard Intelligent Tweaker », véritable centre névralgique de l'overclocking de la carte mère. Les paramètres actuellement utilisés sont aussi affichés, ce qui permet de bien savoir ce qui a été pris en compte ou pas. En plus, l'interface est multilingue, mais il n'y a malheureusement pas le français, mais nos amis allemands, russes et chinois seront ravis de voir que leur langue est disponible.


L'attirail parfait de l'overclocker est là, quel que soit sa langue natale ou presque

Il faudra prendre un peu de temps pour lire la documentation et faire quelques essais, au vu de la montagne de réglages proposés. Le monitoring proposé est également très complet.

Passons maintenant à l'installation sous Windows 7 x64.

Setup d'installation

Un DVD blindé de softs
Le DVD de drivers de la G1.Assassin 2 n'affiche plus le splash screen aux couleurs de la carte, avec le visuel si particulier de la tête de mort coiffée d'un béret militaire et le poignard entre les dents comme on le voyait sur la G1.Sniper, et c'est bien dommage car c'était dans l'esprit de la carte mère.

On accède directement à une interface qui permet de choisir les drivers et les applications à installer. Cette interface indique également quels éléments sont déjà installés, ce qui est plutôt pratique. Au vu de la très longue liste d'items à installer, Gigabyte a prévu un gros bouton « Xpress Installation » qui installe tout, sans se poser de question, ni en poser à l'utilisateur. Pour une première installation, c'est ce qu'on va faire. On pourra toujours réinstaller de manière plus sélective, en faisant l’opération manuellement par la suite.

Le DVD de 4,07 Go propose également le minimum vital pour installer un PC tout neuf : une version de Firefox, un winzip et un antivirus. De quoi aller sur le net et finir son installation tranquillement. Gigabyte a donc réalisé un quasi-sans faute sur le package logiciel fourni.

Maintenant que tout est installé, on va faire le tour des utilitaires proposés par le constructeur.

Utilitaires

Le DVD d'installation déploie également un ensemble de logiciels bien faits et qui sont pour la majorité intéressant. Il faudra prendre le temps de se familiariser avec eux, au risque de passer à côté de fonctionnalités pratiques et donc de ne pas profiter pleinement de la carte. Pour les habitués de la marque, il y a 2 logiciels habituels qui manquent à l'appel, à savoir Smart 6 et Touchbios. D'après le constructeur, le support du chipset Z77 n'est pas encore opérationnel dans ces produits. En attendant, on peut s’arrêter sur les autres.

Easy Tune 6

Easy Tuner : comme son nom l'indique
L'interface principale de cet outil permet d'overclocker le processeur très simplement, en choisissant parmi la fréquence de base et 3 fréquences overclockées prédéfinies. Easy Tune 6 est donc la version plus aboutie de Smart QuickBoost, non disponible à ce jour pour cette plateforme. Si ces 2 outils partagent la même interface principale, Easy Tune va beaucoup plus loin, en offrant plusieurs modes avancés, proposant de plus en plus de réglages. On peut donc en fait changer les paramètres à la volée sous Windows, mais il faut savoir ce qu'on fait, sinon c'est le freeze assuré.

L'outil propose également de visualiser les informations du processeur exactement comme un CPU-Z, sur lequel Gigabyte s'est certainement basé, ce qui peut éviter de l'installer. Pratique aussi, l'outil permet de configurer des rampes de fonctionnement pour les prises ventilateurs, en fonction de la température relevée sur les sondes de la mobo.

La grosse nouveauté de cette version est la possibilité de lancer Auto-tune, un outil d'overclocking automatique.

Auto Tune

Cet outil porte bien son nom, il a pour objectif d'overclocker tout seul le PC. Il a donc une interface on ne peut plus simple d'utilisation, puisque composée d'un seul et unique gros bouton rouge.


Un gros bouton et c'est parti!

Après avoir cliqué dessus, l'outil commence à incrémenter le multiplicateur du CPU — à condition que celui-ci soit déverrouillé, ce qui est le cas de notre core i5 en version K qu'on présentera un peu plus loin — et il teste la stabilité pendant une dizaine de secondes. Si le test s'avère concluant, le coefficient augmente de 1, et l'opération recommence, jusqu'à ce que Windows déclare forfait avec un écran bleu. Le PC reboot alors, et on a alors le multiplicateur réglé sur la dernière valeur stable. C'est très pratique.

@BIOS

Cet autre outil permet de mettre à jour le BIOS de la carte mère directement sous Windows. Il est générique à toutes les cartes mères du constructeur. On peut ainsi mettre à jour le BIOS directement depuis un serveur en ligne, ou depuis un fichier, ou faire une sauvegarde du BIOS actuel.

Notre G1.Sniper M3 est arrivée avec le BIOS en version F1, mais des BIOS plus récents sont disponibles. Les premiers BIOS pouvant avoir de petits défaut de jeunesse, c'est toujours une bonne chose que de mettre à jour, et @BIOS est particulièrement bien pensé. On clique sur le bouton de mise à jour. Il demande à ce qu'on choisisse le serveur, et propose ensuite le BIOS le plus récent à jour, dans notre cas F7. Il suffit ensuite de confirmer, et la procédure de flashage du BIOS est lancée. Une fois terminée, il n'y a plus qu'à rebooter le PC.


Passage de la version F1 à la version F7

A noter que l'opération est sans risque, la carte mère étant équipée d'un double BIOS qui permet justement de récupérer la carte dans les rares fois où l'upgrade échoue (ex : coupure de courant), sans avoir à la retourner au SAV ou la mettre à la benne. Après le reboot, le BIOS principal, qui vient d'être mis à jour, est ainsi recopié dans le BIOS de secours.

On remarquera également au passage la taille du BIOS. Alors que la normale était d'utiliser des puces de 16 Mbits (2 Mo), la Sniper M3 utilise des puces de 64 Mbits (8 Mo). L'UEFI 3D n'est sans doute pas étranger à cette prise de poids.

Partie audio

Alors que toutes les cartes mères de la série G1 embarquaient jusqu'ici une puce Creative X-Fi, cette M3 inaugure la puce Creative Core3D. Creative a surtout travaillé à retirer le superflu, plus qu'à apporter des innovations dans cette nouvelle génération de Sound Blaster. Au niveau du driver, on a donc maintenant une interface plus légère et un peu plus compréhensible. Notons également que tout ce qui est accélération matérielle a disparu, n'étant plus supporté par les changements architecturaux introduits par Microsoft dans Windows 7. Adieu donc effets EAX, et adieu aussi X-Ram qui n'avait été de toute façon supportée que par une poignée de jeux, dont S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl. Au vu de la puissance des PC aujourd'hui, cette accélération n'avait de toute façon que peu d’intérêt.


Un driver complet et moins « usine à gaz »

Dans la 2eme capture d'écran, on peut voir qu'un mode « scout » est présent. Supposé « donner un avantage tactique », il agit en fait de manière différente suivant les jeux, et a plutôt tendance à déformer les sons qu'autre chose. Cela pourra bien marcher sur certains titres, mais donner un résultat désastreux sur d'autres, il faudra donc tester au cas par cas.

Partie graphique

La HD 4000
Une des nouveautés du Z77/Ivy Bridge est la présence d'un cœur graphique embarqué sur l'ensemble de la gamme, alors qu'avant seuls quelques modèles disposaient de cette fonctionnalité.

L'outil GPU-Z nous en apprend plus sur cette partie graphique dénommée HD 4000. Elle supporte notamment DirectX 11, tourne à 650 Mhz et dispose d'une interface mémoire 128 bits. Coté mémoire, elle utilise en fait la RAM du PC, par défaut 64 Mo, mais cela peut monter jusqu'à 512 Mo après paramétrage dans le BIOS. Reste à savoir si on peut jouer avec ça : quelques benchmarks graphiques permettront d'en savoir un peu plus.

CPU de test

CPU-Z aux couleurs de la G1
Afin de tester la carte mère et le CPU, nous allons faire tourner plusieurs benchmarks. Nous allons utiliser le core i5 Ivy Bridge le plus en vogue en ce moment : le core i5 3750K, avec un coefficient débloqué. Le logiciel CPU-Z — habillé spécialement par Gigabyte aux couleurs de la G1 — nous donne les informations suivantes le concernant.

Ce processeur est donc un QuadCore, non équipé de la technologie Hyper Threading (HT). On a donc au final simplement 4 cœurs, qui tournent à la vitesse de 3,40 GHz en sortie d'usine, lorsque le mode Turbo n'est pas activé. En effet, ce mode a pour but d'augmenter la fréquence quand seul l'un des cores est activé. Dans ce cas, la fréquence est portée à 3,8 GHz. A noter également la présence on die de pas moins de 6 Mo de cache L3. Son dégagement thermique sera aussi modéré puisque son TDP est annoncé à 77 W. Le Noctua NH-D14 SE 2011 parait donc tout indiqué sur cette plateforme, avec ses 6 heatpipes, son kilo de métal et ses 2 ventilateurs de 140 mm.

Maintenant que le tour du propriétaire est terminé sur les nombreuses fonctionnalités offertes par la carte, attaquons nous maintenant aux performances.

Protocole de test

On va faire tourner nos différentes benchmarks à la fréquence nominale du processeur ainsi qu'à une fréquence plus élevée, obtenue via l'overclocking. On va également s’intéresser au comportement de la partie graphique embarquée.

Benchmarks CPU

LinX, le petit nouveau
Nos benchmarks utiliseront plusieurs logiciels :
  • Sandra 2011 : Cet outil rassemble de nombreux benchmarks synthétiques. On va en choisir 3 :
    • Performances arithmétiques
    • Performances multi-cœurs : latence et bande passante intercœurs.
    • Performances cryptographiques
  • LinX 0.64 : dernier venu dans les outils de benchs populaires, LinX est particulièrement utilisé pour tester la stabilité des systèmes overclockés. Il utilise un moteur de résolution de systèmes d'équations géants, lancé en boucle. Si les résultats ne sont pas toujours identiques, c'est qu'il y a une instabilité.
  • Super PI mod 1.5 XS : ce logiciel, commençant à dater mais toujours utilisé, permet de calculer notamment 1 million de décimales de PI. C'est le temps de calcul qui nous intéressera, et contrairement aux 2 autres logiciels, c'est un test pratique.

Benchmarks graphiques

3D mark 2011
Qui a la plus grosse ?
On ne présente plus 3Dmark 2011, ce benchmark sorti fin 2010, made in FutureMark. On utilise le mode « Performance », qui est le mode par défaut. Les résultats 3Dmark comportent une note principale, qui est composée d'une formule de calcul agrégeant plusieurs sous-notes, correspondant en fait à différents aspects du rendu d'un jeu : moteur graphique et moteur physique. Le CPU n'ayant que très peu d'impact sur le score global, il n'y a plus de test uniquement CPU comme dans les précédentes versions de cet outil de benchmarking, il est désormais intégré aux calculs physiques.

Stalker Clear Sky
L'outil de benchmark Stalker et le rendu des résultats
Le jeu S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat et son moteur propriétaire X-Ray Engine ont toujours mis les machines à rude épreuve. Son successeur, Clear Sky, utilisait une version améliorée de ce moteur, qu'on peut donc utiliser pour pousser une carte graphique dans ses retranchements. Il est à noter que l'outil de benchmark est un stand alone, il permet donc de mesurer les performances d'une configuration matérielle sans posséder le jeu original, ce qui est très appréciable. L'outil utilise 4 fois la même scène, dans des conditions climatiques différentes, ce qui a un net impact sur le résultat. On utilisera les même paramètres de qualité que lorsqu'on teste des cartes graphiques AMD ou nVidia, on baissera la résolution à 1024*768, car la HD 4000 n'est pas vraiment destinée à faire plus. N'ayant pas d'autre carte graphique à notre disposition à l'heure de ce test, nous sommes allés faire un petit tour dans la base de données de Futuremark pour trouver le score d'une GTX 560 — similaire à celle qu'on avait testée dans nos colonnes — et associée à notre CPU de test.

Résultats et analyse


Sandra - performances CPU


CPUArithmétique (GOPS)Bande passante (Go/s)Latence (ns)Débits cryptographiques (Mo/s)
Core i5 @ 3,4 GHz69,346,5442,81820
Core i5 @ 4,58 Ghz 89,08,8834,62480
Gain (%) : 34,7 26,535,719,136,0

On peut déjà commencer par souligner la bonne propension du core I5 K à l'overclocking : on a ainsi pu augmenter la fréquence de fonctionnement de 34 % de manière simple, juste en utilisant les outils Gigabyte, et sans toucher à quoique ce soit dans le BIOS. Si on regarde les résultats, on voit que l'augmentation de performances dans les différents benchmarks varie de 19 à 36%, ce qui montre bien l’intérêt de cet overclocking.

Les scores pris individuellement sont tout à fait corrects. Les performances de ce CPU sont de premier ordre, et on fait de gros progrès par rapport à la première génération de core i5. La diminution de la taille de gravure permettant ainsi l'augmentation de la fréquence de fonctionnement font ici des merveilles.

LinX et SuperPI



CPULinX (GFlops)Super PI (s)
Core i5 @ 3,4 GHz47,89,7
Core i5 @ 4,58 GHz60,68,3
Gain (%) : 34,72616

Après avoir regardé les scores issus de benchmarks très synthétiques avec Sandra, on regarde maintenant des résultats de tests plus proches de la réalité. Les gains sont un peu moindres que dans les tests Sandra, mais ils sont tout de même à 2 chiffres, preuve de l'impact réel de l'overclocking sur l'ensemble des performances de la machine.

Graphiques


3D mark

CarteScore
HD 4000973
GTX 5605370

Pas besoin de faire de longs discours à la vue de ses résultats. La HD 4000 se fait atomiser contre la GTX560, qui n'est pas la plus grosse carte disponible — loin s'en faut. Il n'empêche que le benchmark tourne correctement, grâce au support de Direct X 11 de ce cœur graphique.

Stalker ClearSky
ScèneNb FPS moyen
Day33,9
Night55,7
Rain65,8
Sunshaft4,4

On voit au travers de ces chiffres que 3 des 4 scènes ont des valeurs moyennes supérieures à 30 FPS, et on peut donc les considérer comme jouables. Il ne faut cependant pas se faire d'illusion, ces bons chiffres ne sont obtenus que parce que la résolution est faible : 1024 * 768. Autant sur un 15 pouce cela peut aller, autant sur un 24 pouce cela va piquer les yeux. Mais globalement, en réduisant fortement la qualité, on obtiendra des jeux un peu âgés qu'ils soient jouables.

On ajoutera également que quelques essais de Fur Mark 1.8.2 — le benchmark qui simule du rendu de fourrure et qui est extrêmement exigeant — n'ont pas été concluant : cela a fait figer le PC. Les paramètres utilisés étaient identiques à ceux utilisés pendant les benchmarks des différentes cartes graphiques passées entre nos mains à la rédaction.

A l'usage

Après plusieurs semaines passées en compagnie de cette carte mère, le verdict est sans appel : c'est du tout bon ! Le design militaire tape dans l’œil des gamers que nous sommes et la présence de goodies montre que Gigabyte soigne sa cible marketing avec attention.

Physiquement, le layout de la carte est très bien pensé, et rien n'a été laissé au hasard dans sa conception électrique, et ce sans nuire au design ! Les condensateurs ont par exemple été choisis avec soin et pas sous-dimensionnés pour faire des économies comme on l'a déjà vu. La garantie 5 ans est là pour nous le rappeler si besoin est : elle ne vous laissera pas tomber. L'UEFI 3D nous a également bluffés. C'est du très grand art, et il est sans doute grand temps que le BIOS tel qu'on le connait disparaisse enfin au profit de solutions à jour technologiquement. Gigabyte nous montre que c'est réalisable, et qu'on peut enfin avoir une interface pratique et esthétique pour régler les paramètres de la carte mère.

La Sniper M3 en situation dans un Corsair C70
Côté performance, rien à redire non plus. La partie logicielle offerte par Gigabyte permet d'extraire la substantifique moelle de cette G1.Sniper M3. L'outil Auto Tune est à mettre entre toutes les mains, et il permet en 2 clics de profiter de l'overclocking de son processeur sans même chercher à comprendre ce qu'est le BCLK. Les puristes, quant à eux, trouveront un arsenal complet pour faire cette opération manuellement en contrôlant tous les paramètres de fréquences, timings et voltages. Les autres outils ont eux aussi un intérêt certain, et il ne faudra pas hésiter à tâtonner pour se les approprier.

Coté graphique, on ne doit pas attendre des merveilles du HD4000 intégré au CPU. Disons que pour les FPS datant de quelques années, ça peut aller à condition de ne pas être regardant sur les options graphiques et la résolution, mais pour les derniers titres, il faut oublier. Rien ne remplace encore une bonne carte graphique estampillée AMD ou nVidia pour jouer. Cependant, la situation évolue, et Intel montre qu'il suit une voie intéressante, mais la mise à jour des drivers, nerf de la guerre entre les rouges et les verts, n'est pas non plus un point fort du fondeur californien. En usage bureautique ou dans un HTPC, la HD4000 serait parfaite, mais est-ce vraiment le but d'une carte mère comme cette Sniper M3 ?

Le mot de la fin concernera le format de cette mobo. De base, le format Micro-ATX n'est pas le plus attirant pour les gamers, mais le niveau d'intégration des composants fait que la Sniper M3 n'a pas à rougir face à des cartes mères ATX, et de plus cela permet à la carte d'être proposée à un tarif vraiment compétitif.

Conclusion

Avec cette 3 eme génération de G1, le constructeur nous prouve qu'il est à l'écoute des joueurs. Cette M3 Sniper est un condensé de technologies offertes à un prix très abordable, dont le format micro-ATX n'est absolument pas pénalisant pour les grandes tours. Architecturée autour d'un socket grand public, nul doute qu'elle va faire un carton chez tous les gamers. Le bundle logiciel est très complet, et une mention spéciale à l'Auto Tuning qui permet de gagner des performances sans se casser la tête. Bien joué Gigabyte !

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par Xpierrot Commenter
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Caractéristiques techniques

  • Chipset
    • Socket : Socket 1155
    • Contrôleur principal : Intel Z77
    • Processeurs supportés : Intel Core i3, i5, i7, Pentium
    • Refroidissement silencieux : Oui
  • Mémoire
    • Nombre de connecteurs DDR3 : 4
    • Fréquences DDR3 supportées : PC19200/17600/16000/15000/12800/10600
    • Capacité DDR3 maximum: 32 Go
    • Double canal : Oui
  • Contrôleurs intégrés
    • Contrôleur réseau : Intel
    • Vitesse du contrôleur réseau : 1000/100/10 (Gigabit)
    • Contrôleur audio : Creative CA0132
    • Canaux audio : 7.1
    • Contrôleur graphique: Intel HD Graphics (intégré au processeur)
    • Version de DirectX supportée : 11
    • Contrôleur Serial-ATA : Intel Z77
    • Vitesse du contrôleur Serial-ATA : SATA Revision 3.0
    • Modes RAID du contrôleur Serial-ATA : RAID 0 et 1
    • Contrôleur Serial-ATA secondaire : Intel Z77
    • Vitesse du contrôleur Serial-ATA secondaire : Serial-ATA/II
    • Modes RAID du contrôleur Serial-ATA secondaire RAID 0, 1, 5, 10
  • Extensions
    • Port(s) PCI-Express 16x : 3
    • Version PCI-Express prise en charge : 3.0
    • Répartition des lignes PCI-Express 16x Avec une carte graphique : 16x
    • avec deux cartes graphiques : 8x, 8x
    • avec trois cartes graphiques : 8x, 8x, 4x
    • Compatible NVIDIA SLI : Oui
    • Compatible AMD Crossfire : Oui
    • Port(s) PCI-Express 1x : 1
    • Ports S-ATA/II : 3
    • Périphériques S-ATA/II supportés : 3
    • Ports S-ATA Revision 3.0 : 2
    • Périphériques S-ATA Revision 3.0 supportés : 2
  • Connecteurs externes
    • Port(s) PS/2 : 1
    • Ports USB 2.0 : 4
    • Ports USB 3.0 : 2
    • Port(s) RJ-45 : 1
    • Port DVI : 1
    • Port VGA: 1
    • Port HDMI : 1
    • Port Displayport: 1
    • Port(s) e-SATA : 1
    • Connecteurs audio : 6
    • Sortie(s) numérique(s) : 1
    • Type de sortie(s) numérique(s) : Optique
  • Connecteurs internes
    • Connecteur(s) pour ports USB 2.0 : 3 (pour 6 ports supplémentaires)
    • Connecteur(s) pour ports USB 3.0 : 1
    • Connecteurs d'alimentation ATX : 24 et 4 broches
    • Connecteurs Molex pour ventilateur : 4
  • Configuration
    • BIOS : AMI
    • Fonction d'overclocking automatique : EasyTune
  • Dimensions
    • Format : Micro-ATX
    • Taille : 245 x 245 mm

  • Prix : 173,49 € chez notre partenaire materiel.net

    Séries populaires de jeux FPS : Battlefield, Call of Duty, Doom, Duke Nukem, Far Cry, F.E.A.R., Ghost Recon, Half-Life, Hitman, Medal of Honor, Postal, Quake, Unreal, Vietcong, Wolfenstein. - Séries populaires de jeux TPS : Splinter cell, SOCOM, Metal Gear - Voir aussi : Crysis, S.T.A.L.K.E.R.: Shadow of Chernobyl, Prey, Left 4 dead, Killzone 2,Team Fortress 2
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