La G700s décortiquée
Logitech est une marque suisse connue et reconnue de périphériques pour PC, avec des produits qui s'adressent à tous les marchés. Les souris sont en fait au cœur du métier de l'entreprise depuis son invention en 1981. A l'époque, on ne trouvait que 2 boutons et une boule en dessous. 30 ans plus tard, il y a notamment maintenant dans leur catalogue la série « G », pour « Gamers », signe de l'évolution. Aujourd'hui, c'est la dernière-née des souris sans fil qui est présentée, à savoir la G700s, une version rafraichie de la G700 testée dans nos colonnes il y a près de 3 ans déjà. Avec son petit air de MX Revolution, tout plein de boutons et avec une batterie remplaçable, il est à parier que comme sa petite sœur, elle va faire des étincelles !





Déballage

Cette boite reprend le schéma habituel de la belle photo du produit devant, et quelques points techniques derrière. Cependant, Logitech innove : la photo est en fait coupée en 2, avec la partie droite représentant le clavier passé aux rayons X. C'est d'ailleurs le signe distinctif des packagings des produits G de 2013, que l'on avait découvert sur le clavier G19s lors de son test et revu sur le casque G430 du même constructeur. De manière générale, l'ensemble de la boite est très réussie et donne envie de l'ouvrir enfin de découvrir ce mulot, que l'on peut déjà voir en soulevant un rabat, comme on a pu le voir chez Roccat, qui semble avoir pas mal inspiré Logitech.


Recto et verso de l'emballage

Un bundle complet
Il est temps maintenant d'ouvrir la boite ! Dans un premier temps, étudions le bundle :
  • Souris ;
  • récepteur sans fil bluetooth Unifiying ;
  • câble de charge ;
  • rallonge pour récepteur ;
  • documentation utilisateur.
On remarque tout de suite qu'il manque un élément important : le logiciel. Logitech n'a pas pris la peine d'intégrer un CD avec ce driver, il faut aller le télécharger. C'est clairement indiqué sur le site officiel, où il est mentionné dans les prérequis à l'utilisation de ce produit "Connexion Internet (pour télécharger le logiciel)". Ce choix peut sembler logique : peu de joueurs n'ont pas de connexion internet. Cependant, le cas pourrait se produire, il vaut donc mieux le savoir au préalable.

Avant de s'attarder plus longuement sur la G700s, regardons les autres éléments fournis.

Minuscule !
L'émetteur radio est minuscule : la taille de la prise USB plus quelques millimètres. Il se glissera facilement derrière le PC. C'est un émetteur de type Unifying, c'est à dire qu'il est compatible avec plusieurs autres produits sans fil de chez Logitech. L'avantage, c'est qu'il suffit d'en avoir un pour faire fonctionner plusieurs produits. L'inconvénient, c'est qu'il faut acheter les autres produits SANS cet émetteur pour que ce soit valable économiquement, et qu'a priori, cela n'est faisable qu'en passant par le site du constructeur, dont les prix ne sont pas forcément les plus bas.

Le câble de charge porte bien son nom. Il se branche au PC sur un port USB, et de l'autre, il se branche à la souris sous les boutons. Le constructeur a opté pour du standard : il s'agit d'un connecteur micro-USB, de plus en plus répandu de nos jours pour recharger les périphériques — téléphones, tablettes et autres liseuses.

La rallonge pour l'émetteur est quant à elle une rallonge USB standard. Logitech y appose un sticker indiquant qu'elle est spécifique à l'émetteur Unifying. N'ayant pas voulu jouer avec le feu sur l'exemplaire de test, on se contentera de suivre la recommandation. Cependant, vu la portée de l'émetteur, la rallonge n'a que peu d'intérêt.

Pour finir avec la documentation elle est composée de plusieurs fascicules dont on peut se passer :
  • guide de démarrage rapide ;
  • présentation "commerciale" des fonctionnalités ;
  • guide de "sécurité".
Bref, rien d'indispensable dans ces documents. Il est temps maintenant d'entrer dans le vif du sujet, la souris !

Présentation détaillée

Voici à quoi ressemble la G700s «  en vrai ». C'est une souris au design clairement gaming, qui ne peut laisser indifférent.


La G700s en vrai

On peut maintenant faire le tour du propriétaire et s'attarder sur les détails.

Prise en main

MX Revolution à gauche, G700s à droite : un air de famille !
La forme de la souris est relativement classique par rapport à ce que fait Logitech habituellement. La photo de la MX Revolution en comparaison atteste d'un air de famille certain. Elle devrait donc convenir à la majorité. Longue d'un peu plus de 12 cm et assez haute, la paume de la main est à l'aise sur cette souris. Le poids sur la balance est de 151 grammes pour cette souris : cela paraitra beaucoup ou normal, suivant les préférences. Il n'y a pas de possibilité de lester la souris avec des petits poids supplémentaires comme cela est le cas sur d'autres modèles de Logitech, notamment la G500.

Boutons et LEDs

De nombreux boutons sont présents
Les boutons sont nombreux, on l'a vu dès la fiche technique, puisqu'il y en a 13. Le constructeur indique que la G700s est pour les MMO, mais les FPS aussi demandent de plus en plus de touches de nos jours. Les boutons spécifiques de la souris sont numérotés de G4 à G11, les 3 premiers étant les boutons traditionnels. Sous le pouce, on retrouve de G4 à G7. G8 à G10 sont les 3 boutons à gauche du bouton gauche, et G11 est sous la molette, sous un autre bouton relié à la molette, nous y reviendrons. Ils tombent bien sous la main, et sont bien discernables au toucher avec un petit peu d'habitude, car leur sculpture est différente. On peut bien évidemment les paramétrer dans le driver.

La molette de défilement est bidirectionnelle : bien évidemment en vertical mais aussi en horizontal. Et surtout, on peut choisir entre molette avec cran et molette sans cran — de quoi ainsi mettre tout le monde d'accord — via le bouton situé sous la molette, qui n'est pas programmable. Personnellement, c'est le seul reproche, si tant est que cela puisse être qualifié ainsi, que je ferai à cette souris. Le système adopté sur la MX me parait plus simple d'utilisation : des crans, quand on fait tourner la molette doucement, et plus de crans quand on la fait tourner rapidement.

Les 3 LEDs sur la tranche ont un bon emplacement. En effet, comme elles sont placées devant les 4 boutons, les doigts ne recouvrent pas cette partie et on peut rapidement voir leur état. Elles sont en fait tricolores (rouge, orange, vert) et chaque couleur correspond à une fonctionnalité différente :
  • vert : niveau de charge — on peut donc voir où en est la charge en jouant et lorsque la souris charge, elles clignotent pour l'indiquer ;
  • orange : numéro de profil activé, quand on le change dynamiquement ;
  • rouge : niveau de résolution activé, quand on le change dynamiquement.

Alimentation

La pile et l'emplacement pour l'émetteur
La trappe dans laquelle la pile est située s'ouvre facilement. On découvre alors que la batterie de la souris est une pile rechargeable AA Nimh de 2000 maH, classique pour une rechargeable et qui pourra donc être remplacé si un jour le besoin s'en fait sentir. Ça évite de devoir changer de souris pour ça. A noter un point de détail qui a son importance : la pile arrive déjà chargée pour permettre de se servir de la souris dès le déballage, et ça c'est bien pensé. Concernant l'autonomie, on n'a pas d'estimation du temps restant affiché dans le logiciel pour cette souris, contrairement à ce qui est fait pour la MX. Il faut se contenter de 3 "barres". Disons sans trop se tromper qu'on peut compter sur plusieurs jours sans rechargement, avec une utilisation de plusieurs heures par jour. Pour améliorer cette autonomie, on peut choisir dans l'interface parmi 3 types de veille différents. Les libellés de ces 3 modes (« économie d'énergie », « jeu normal », « jeu intense ») ne sont cependant pas très explicites sur la durée d'inactivité nécessaire avant mise en veille, et l'infobulle ne détaille pas plus. Un bouton off, situé sous la souris, permet d'éteindre complètement ce sympathique mulot. Pour recharger la souris, il suffit de brancher le câble USB, et on peut continuer à s'en servir. Dans le logement de la pile, on trouve également à côté de la pile un emplacement pour ranger l'émetteur, ce qui pratique pour le transport. Couplé à l'utilisation de profils embarqués dans la mémoire interne, on obtient alors une souris nomade, qu'on peut emporter en LAN sans souci.

Patins

Les patins sont garants de la glisse de la souris. Ils sont fabriqués en polytétrafluoroéthylène, bien plus connu sous le nom de Téflon. Avec une durabilité annoncée de 250 km, les 4 très larges patins, qu'on peut observer sur la photo précédente, remplissent parfaitement leur office. Il semblerait même qu'ils soient remplaçables, au vu des petites encoches qui sont présentes à leur base.

Installation

L'installation de la G700s est simple. Il suffit de retirer le plastique qui protège la pile afin de lui permettre d'alimenter la souris, de passer l'interrupteur situé sur le dessous à ON, et c'est tout côté souris. Il vous suffira ensuite d’insérer le récepteur Unifying dans le port USB 2.0 de votre ordinateur et d'installer le pilote LGS, qu'il aura fallu au préalable télécharger sur le site. Nous utilisons dans ce test la version 8.46, pesant 55 Mo.

Pilote

Le pilote LGS, pour Logitech Gaming Software, est le pilote unifié des périphériques de jeux G de chez Logitech et il peut donc gérer plusieurs périphériques compatibles de la marque branchés sur un même PC. Il a remplacé SetPoint, qui était utilisé notamment pour la G700 première du nom. Le principe général de l'interface est le même que chez certains concurrents : on a une belle image du produit, et certaines zones sont cliquables et chacune ouvre alors une interface dédiée.


L'interface pour la G700s - profils intégrés

Le panneau général de la G700s montre, outre la photo de la souris, la jauge d’énergie restant dans la souris située dans le coin haut gauche. On passe alors au 2e onglet, qui permet le paramétrage proprement dit de la souris, et les options disponibles sont nombreuses. Il est possible ici de régler notamment les paliers de sensibilités. Leur nombre est paramétrable, de 1 à 5, et les valeurs commencent à 200 DPI jusqu'à 8200 DPI, par pas de 50 incréments. Les valeurs prédéfinies par le constructeur sont : 400 / 800 / 1200 / 1600 /3200, tandis que votre serviteur préfère la valeur unique de 1000, ce qui est tout à fait possible comme paramétrage.

Bien évidemment, c'est aussi dans ce panneau qu'on programme les différents boutons de la G700s. On remarque que les boutons G9 et G10 sont par défaut affectés à la gestion de la résolution du capteur — qu'on peut ainsi changer à la volée en utilisant les valeurs définies précédemment — tandis que le bouton G8 permet de voir le niveau de charge de la souris. Cette configuration parait assez logique : du coup les boutons situés à la gauche du click gauche seront bien pratiques pour gérer profils, paliers et autonomie, tandis que les 4 de la tranche pourront être aisément affectées aux actions des jeux, que ce soit des appuis de touches, des macros ou des actions bureautiques comme afficher le couper le son, car cette souris gaming est aussi bien à l'aise dans les FPS que sous Windows.

Intéressons-nous maintenant à la gestion des profils. Elle est un peu déroutante au début, car Logitech a mis en place un système à 2 niveaux. Soit les profils sont gérés uniquement au travers de la mémoire interne de la souris, soit ils sont gérés directement par le PC. Dans le premier cas, on a droit à un maximum de 5 profils, mais qui sont tout le temps disponibles, peu importe où la souris est branchées, dans l'autre cas, il faut que le LGS soit installé. Bien évidemment on peut passer d'un mode à l'autre sans problème, via le gros bouton situé sur l'écran principal. Le mode « PC » offre en fait plus d'options. Ainsi, on a accès à certains paramètres Windows, et en cherchant un peu, on tombe même sur un module de script !

A l'usage

Il est maintenant l'heure de conclure sur cette souris haut de gamme du constructeur. Et le bilan est positif, comme pour tous les autres périphériques de la gamme G de Logitech, qui ne nous ont à ce jour jamais déçus.

L'un des atouts de cette souris est de vraiment s'adapter aux joueurs — à condition certes qu'ils soient droitiers : la molette est avec ou sans cran, la connexion est filaire ou sans fil, les boutons sont programmables. Un autre de ses points forts est d'avoir adopté des standards afin d'en simplifier l'usage. Le choix du micro USB pour le connecteur de charge permet de ne pas avoir forcement à utiliser le câble fourni, même si celui-ci s'accorde avec l’esthétique de la souris car il embarque un morceau de plastique qui vient s'emboiter de manière naturelle à l'avant de la G700s. Dans la même optique, la pile rechargeable est remplaçable, fini donc les batteries propriétaires soudées qui condamnent les souris à terme.

Un autre aspect un peu atypique est le revêtement utilisé pour certaines parties. Il est rugueux au niveau du pouce de la G700 est un peu surprenant au début — limite papier de verre — mais on s'y fait en fait très vite. Le même revêtement est utilisé également sur toute la tranche droite. Au final, la prise en main de la souris est très bonne, même après plusieurs heures d’utilisation.

La G700s à l'oeuvre
Sa construction semble également solide, et pourra résister aux outrages du temps et des parties un peu tendues. La glisse est quasi parfaite, ni trop ni trop peu. Le poids mesuré parait être bon compromis, certains trouveront que Logitech aurait pu prévoir un système de poids, mais la pile n'en laisse pas la place, malheureusement. Cependant, le constructeur a intégré la possibilité de faire fonctionner la souris uniquement sur câble : dans ce cas, on peut retirer l'accu, et gagner ainsi 27 g. Malin !

En jeu, le capteur a montré tout son potentiel. Avec un tapis adéquat, il sera difficile de faire décrocher cette G700s. Les multiples boutons se révèlent à l'usage vraiment très bien placés, et vraiment bien discernables, loin des souris « pleines de boutons » qui sont au final inutilisables. Les crans de la molette, quand ils sont activés, pourront paraitre un peu faibles à quelques-uns, sans que cela ne soit rédhibitoire pour autant.

Et pour finir, le pilote n'est pas en reste. Esthétique et pratique, le LGS est à la fois très accessible et très complet, et qui plus est très bien traduit en français. C'est donc un modèle du genre, à la hauteur de la G700s.

Différences entre le G700 et la G700s



G700 vs G700s

Beaucoup de personnes se posent la question, nous les premiers, et en fait les différences sont réelles entre ces 2 générations de souris, bien plus qu'entre les claviers G19 et G19s de la même gamme et qu'on a testé récemment. Les 2 souris partagent la même ergonomie, mais l’électronique a été remise au goût du jour. Le capteur est ainsi passé de 5700 à 8200 Dpi, même si cela ne fait pas une grande différence pour le commun des mortels. La durabilité des boutons a été augmentée : annoncés pour 8 millions de clics sur la G700, ils sont maintenant donnés pour 20 millions ! Le design a été modernisé, et la G700s arbore la version 2013 : le symbole G a remplacé le logo Logitech et des sérigraphies gris clair rehaussant les boutons sont apparues, comme sur le G19s.

Conclusion

Avec la G700s, Logitech remet au goût du jour sa souris haut de gamme qu'était la G700, avec un design up to date et une fiche technique revue à la hausse. Le constructeur a bien compris les attentes des joueurs, et cette souris saura ainsi tous les combler, quelques soient leurs préférences. Avec sa garantie de 3 ans et sa pile AA remplaçable, c'est un investissement pérenne, dont le prix demandé est en plus inférieur à celui de ses concurrentes. On aura donc du mal à ne pas recommander cette G700s, nouvelle référence gaming s'il en est !

Produit recommandé par ZeDen


par Xpierrot 1 commentaire par Daenerys
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Commentaires

Daenerys

Vidéo Gonzo
Nb msg : 232
(#1) 15 août 2013 à 15h08
Je reconnais que c'est un peu triste de ne retenir que cela du test, mais quel joli tapis de souris
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Caractéristiques techniques et fonctionnalités

Sur le site de Logitech, on trouve les informations suivantes :
  • Souris Optique Laser pour droitier
  • Sans fil (RF 2.4 Ghz)
  • 13 boutons programmables avec fonction de création de macros
  • Boutons sculptés de façon individuelle
  • Profils de mémoire
  • Recharge par câble, permettant de continuer à jouer
  • Transformable en souris filaire, en se passant de l'émetteur RF
  • Résolution réglable : 200 - 8200 ppp
  • Traitement de l'image: 12 mégapixels/seconde
  • Format de données USB : 16 bits/axe
  • Ratio de rapport USB : jusqu'à 1 000 Hz
  • Mode de veille : variable
  • 3 LEDS tricolores
  • Durabilité Boutons gauche/droit : 20 millions de clics
  • Durabilité Patins : 250 kilomètres
  • Vitesse max. de 30G : jusqu'à 4,2 m/seconde
  • Poids : 152 g (pile comprise)
  • 3 ans de garantie matérielle limitée

Séries populaires de jeux FPS : Battlefield, Call of Duty, Doom, Duke Nukem, Far Cry, F.E.A.R., Ghost Recon, Half-Life, Hitman, Medal of Honor, Postal, Quake, Unreal, Vietcong, Wolfenstein. - Séries populaires de jeux TPS : Splinter cell, SOCOM, Metal Gear - Voir aussi : Crysis, S.T.A.L.K.E.R.: Shadow of Chernobyl, Prey, Left 4 dead, Killzone 2,Team Fortress 2
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