24 octobre 2017, 07h00 Icone Mad Max

ZeDen teste Mad Max (PS4)

Un gameplay accessible, mais perfectible

Nous allons à présent détailler nos impressions sur le gameplay, facile d’accès. Le jeu mêlant des phases de combat au sol et de conduite de bolide, nous allons traiter ces séquences séparément.

Les combats au sol

S’agissant d’un jeu édité par Warner Bros, on ne sera pas surpris de retrouver un système de combat assez proche de ce que propose Rocksteady pour la série Batman Arkham, lequel repose sur une gestion habile des attaques, des contres et des esquives. Un système qui a fait ses preuves et qui se montre habituellement assez jouissif.

Vous avez la possibilité d’utiliser des armes ramassées au sol ou de dégainer votre fusil, mais le plus souvent le plus souvent le combat se fera à main nue, les munitions étant relativement rares.

Celle-là, vous ne l’aviez pas vu venir ?
Si la maîtrise des parades et des roulades est vitale pour la survie de Max, le boulot est compliqué par une caméra très capricieuse, pas toujours bien positionnée. En fait, elle est beaucoup trop proche de l’action, ce qui nuit à la visibilité des ennemis. L’un d’entre eux pourra alors vous attaquer sous un angle mort, vous coller une beigne, ce qui crée alors une ouverture pour deux ou trois de ses compères qui en rajouteront une couche.

Il en résultera alors quelques secondes de rage impuissante, le temps de récupérer le contrôle de Max. Et croyez-nous, c’est un problème récurrent qui vous arrachera régulièrement une volée de jurons.


Notre ami Max en pleine action

Quelques finish moves viennent agrémenter le gameplay au sol. Il s’agit alors de profiter d’une ouverture pour coller le pompe sous le menton d’un ennemi, de lui planter un surin dans la carotide ou de lui briser la nuque.

Une jauge de fureur se remplit au fur et à mesure, lors des combats. Comment cela fonctionne-t-il ? Hé bien, de manière assez logique et classique. La fureur monte quand vous collez une droite, elle monte plus vite avec les attaques spéciales, mais elle redescend quand on vous prenez une baffe sur le coin du museau.

La fureur, ça fait mal !
Une fois que la jauge est pleine, hop ! La fureur se déclenche automatiquement. Elle permet alors à Max d’assener des coups plus puissants et d’enchaîner des finitions brutales. Comme précédemment, réussir des coups spéciaux prolonge sa durée tandis que prendre une droite la réduit. Un système finalement assez logique, plutôt sympa quand il se déclenche et parfois rageant quand deux ou trois ennemis profitent de la caméra pour réduire notre fureur à néant. Grrr !

Un autre paramètre est susceptible d’énerver le joueur, c’est le fait que la fureur se déclenche automatiquement. Y compris quand vous n’en avez pas besoin. Parce que bon, c’est bien gentil d’être en fureur pour deux ou trois péquins, mais ça sert à quoi ? À rien. Ça sert à quoi de déclencher une fureur au milieu de 15 ennemis, quand vous n’êtes pas dans une situation avantageuse ? À rien... Si vous vous prenez deux ou trois baffes dans la tronche.

Des pruneaux difficiles à digérer
Heureusement, la jauge de fureur ne descend pas plus bas quand vous abattez le dernier ennemi, ce qui fait que vous n’en perdez pas le bénéfice. Sauf si vous mourrez, car, dans ce cas, vous réapparaissez au dernier checkpoint et votre jauge est réinitialisée.

Malgré les défauts que nous avons évoqués, le jeu ne s’avère jamais véritablement facile ou difficile. Même avec un Max amélioré à fond, on a donc des combats relativement équilibrés et plutôt plaisants  – en dehors de quelques moments un peu plus frustrants.

La conduite

Mad Max étant un western de l’ère automobile, il est donc assez logique d’avoir toute une partie du jeu consacrée à la conduite de véhicules. Et là-dessus, le jeu fait très fort en vous proposant toute une variété de véhicules originaux. Parce qu’il n’y a pas que la Magnum Opus, il y a aussi tous les véhicules des ennemis que vous serez amenés à conduire. Du véhicule porc-épic qui se manie comme un tank au petit bolide kamikaze qui explose au moindre coup, en passant pas d’autres voitures plus rapides et taillées pour la course. Et ce qui est cool, c’est que le maniement de tous ces véhicules procure des sensations différentes et très bien rendues.


Un hérisson et la mythique Interceptor

Le pilotage est typé arcade et ne pose aucun problème majeur, hormis certaines voitures qui demandent un peu de doigté pour les contrôler. Bref, le plaisir est au rendez-vous, et c’est peut-être la partie du gameplay la plus réussie et la plus agréable du jeu. Une performance à saluer pour un jeu dont ce n’est qu’une facette, et non le cœur du métier.

Un petit coup de pompe en bagnole
Notez également la possibilité d’utiliser des armes. Max peut sortir son pompe pour allumer un type à portée, tandis que Chumbucket peut lancer des harpons, mais uniquement depuis la Magnum Opus.

En ce qui concerne l’utilisation des armes en véhicule, un mode ralenti s’active dès que l’on appuie sur le bouton de visée et les éléments se mettent alors en surbrillance ce qui facilite la tâche sans pour autant nuire au plaisir de voir un ennemi disparaître dans une superbe explosion.

Un personnage et un véhicule évolutifs

Au cours du jeu, il sera possible d’améliorer les compétences de Max et de sa voiture.

La montée en puissance de Max

Il faudra faire évoluer la légende de Max de simple écraseur au stade ultime de guerrier de la route. Cela permettra de débloquer les diverses compétences du personnage. Pour ce faire, il faut compléter une liste conséquente de défis au sol, en véhicule ou liés à l’exploration de la carte. La plupart sont faciles, mais certains sont plus délicats, car ils doivent être réalisés dans des conditions bien particulières.

Chaque niveau de légende récolté vous accorde des points d’amélioration appelés « jetons de Griffa ». Ces jetons sont à dépenser auprès de ce vagabond étrange qui débloque des capacités ou les améliore. Cela peut concerner la durée de la jauge de fureur ou la consommation d’essence.

Dans tous les cas, en remplissant tous les défis, on peut monter facilement au-delà du niveau 100, alors qu’il en faut moitié moins pour avoir un personnage maximisé. Autant dire que vous avez de la marge !

Pour un peu plus de munitions de fusil à pompe
Au fur et à mesure de votre progression dans l’histoire et de votre montée en niveau, vous débloquerez également de nouveaux équipements que vous pourrez acquérir en échange d’une certaine quantité de ferraille. Cela peut impacter votre résistance, la puissance de vos attaques, le nombre de balles dans le chargeur de votre pompe, etc.

Le jeu étant basé sur le manque de ressources, n’espérez pas pouvoir gaspiller vos munitions ou vous serez rapidement dans la mouise en cas de besoin.

L’évolution de votre Magnum Opus

Lors de votre progression, vous débloquerez également de nouvelles pièces pour la voiture de Chumbucket. Là aussi, il faudra dépenser de la ferraille pour les acquérir.

Une Magnum Opus améliorée, ça décoiffe !
Vous pourrez ainsi améliorer son moteur, son blindage ou sa tenue de route. Ces modifications ont d’ailleurs un réel impact sur la conduite de la voiture, certaines étant plus adaptées au combat, d’autres pour les courses.

Des plans permettent de construire des véhicules spéciaux nommés archanges. En fait, il s’agit de configurations bien particulières de la Magnum Opus. Quelques défis et courses leur sont dédiés.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il vous faudra une quantité astronomique de ferraille pour obtenir toutes les pièces et améliorations du jeu. Si au début du jeu cette ressource vous manque, vous en aurez progressivement de plus en plus à votre disposition  –  bien plus que nécessaire, au final.

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par bikersaurus & aigle_1 Commenter
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